oO° Prendre le temps de…

– Profiter de l’instant présent, du calme environnant,

– Savourer les derniers rayons de soleil de la saison,

– Oublier obligations, responsabilités, « il faut » et autres absurdités,

– Etre (un peu) égoïste,

– Revenir aux basiquesà l’essentiel, aux essentiels!

– Et pourquoi pas de bloguer, tiens!*

– Se retrouver…

– Bouquiner, lire des magazines et regarder des futilités à la télé (sans aucune once de honte!),

– Se (re) poser et se regarder un peu de l’intérieur,

VIVRE!


(En attendant de reprendre mon rôle de maman au réveil de ma chère et tendre Endormie…)


Je vais peut-être repasser par là plus souvent, tiens!😉
PS : Sans oublier que mon chocolat, lui, n’aime pas profiter du soleil… =P

* Songer à renommer mon blog, aussi… Et y faire un peu de tri… Peut-être!

Chronique d’une nana maman… Qui déchire bricole!

Pendant que certains sont au travail, d’autres passent leur(s) journée(s) à dormir (ou presque) et à faire des câlins… Et d’autres encore, en profitent pour redécouvrir leurs 10 p’tits doigts de fée : opération jeune maman se remet à bricoler!

Au programme du jour, Scrap sur toile et figurines en bois!

20140730-155544-57344255.jpgEt pour ça, on dit un grand « MERCIIIII JPMBB »!! Ou comment l’écharpe de portage nous a sauvées… Encore une fois!!

Oui, souvenez-vous, au tout début de ma grossesse je vous disais que je ne sais pas grand chose de ce que c’est qu’être enceinte, et encore moins ce que c’est qu’être une bonne maman mais que ce que je sais, c’est que mon premier investissement sera une écharpe et que cet enfant, je le porterai… Au grand damne de nombreuses bonnes âmes…!

Eh bien nous y sommes! Voilà 5 semaines que BabyL. est parmi nous, dont 4 que nous avons commencé à apprivoiser notre JPMBB! (En vrai, la phase d' »apprivoisage » a commencé bien avant… Imaginez une maman au gros bidon s’exerçant chaque jour à enrouler des mètres de tissu autour d’elle, à s’y emmêler, y trébucher, à faire et défaire des nœuds pour maîtriser la bête et aller jusqu’à piquer emprunter une poupée à sa nièce chérie pour s’exercer… Vous voyez le tableau?!)

Depuis, on a pris de l’assurance, on maîtrise plutôt pas mal et on ne se quitte plus! Pendant que Mamz’L est bien au chaud contre sa maman (chérie d’amour) et dort comme une bienheureuse (enfin!) avec la douce sensation d’un retour à la vie fœtale, cette dernière, elle, peut : faire à manger, manger aussi de temps en temps, se pomponner, passer l’aspi, promener le chien (sous la pluie, aussi), se sentir belle parce qu’elle porte le plus beau bijou de la terre, avoir l’impression d’être encore enceinte et se sentir bien, préparer des surprises, bricoler, bloguer (il était temps!), tester des recettes de cosméto maison, ranger, etc, etc… Bref, retrouver un semblant de vie de femme normale active, en somme!

Et c’est pas fini…!

Chronique d’une nana #bis#… L’A. 2.1

« On peut vous poser la péridurale… »

Mais quelle douce musique à nos oreilles après quelque chose comme… 22h de galère!! (Non, ça c’est pas tout à fait vrai, seulement 3 ou 4h de vraie galère, avant ça, honnêtement, on a pas trop trop à se plaindre…)

À ces mots, on se met en pilote automatique, dans un état second, à la limite de la transe…
Tout s’enchaîne alors très très vite, sans qu’on réalise vraiment ce qui nous arrive! On nous installe, on nous met des petits câbles par-ci, d’autres petits capteurs par-là, on nous habille d’une de ces blouses jaune canari qu’on connaît si bien… (Qui d’ailleurs, soit dit en passant, met pas vraiment en valeur, on s’en était jamais rendue compte avant. Et puis ce tissu… C’est vraiment pas super agréable à porter hein! Et puis c’est froid et en même temps ça fait transpirer, bref… Faudra y songer pour nos futurs patients!)

Et puis vient le bal des sages-femmes, AP et anesthésiste qui s’affairent autour de nous pour tout préparer, qu’on regarde de loin, comme presque pas concernée… Chaque geste est calculé, maitrisé, presque chronométré! Et nous, simplement rassurée.

On a à peine le temps de réaliser tout ce qui se passe que d’un coup, les contractions cèdent sous l’action de la divine péri (ah oui, ça c’est décidément une merveilleuse invention!!) pour laisser place à une douce sérénité, qui nous laisse à nouveau profiter de notre bidon tant aimé (qu’on a plutôt maudit ces dernières heures, faut bien l’avouer…) et des mouvements de bébé in-utéro… Les derniers d’ailleurs, qu’on sentira de cette façon-là… On retrouve aussi le regard rassurant et amoureux du charmant, on se dit que d’ici quelques instants on sera parents, et on se sourit, on savoure, on profite, on revit…

Jusqu’à ce qu’arrive le moment de pousser… 1,2,3 fois, peut-être plus! Et puis de toucher une petite tête qui est juste là, à portée de bras! Et puis d’entendre un premier cri, et puis un deuxième et puis de sentir enfin notre bébé tant attendu dans nos bras, tout contre nous, peau contre peau…

C’était il y a deux semaines, on était le 24 juin 2014, il était 1h04 du matin et enfin, notre petite L. était avec nous!

Non, je ne compte pas vous raconter chaque détail de mon accouchement parce que finalement, on est dans un état vraiment second. On vit cet instant à fond, on en imprime chaque seconde, de ce moment fabuleux dans une vie, mais en même temps, on le vit de façon très détachée aussi, très animale et instinctive je dirai, un peu comme si c’était quelqu’un d’autre qui le vivait…
Et puis tout se passe très très vite, s’enchaîne comme je vous l’ai raconté là ; on a l’impression que ça dure des heures et au final, une fois dans cette bulle du peau à peau, on a l’impression d’avoir juste eu le temps de dire ouf et on oublie tout le reste! (Heureusement d’ailleurs sinon jamais on ne recommencerait!!)

En plus, vous qui avez déjà eu un bébé, vous savez…
Quant à vous autres qui en attendez un ou en espérez un dans un futur plus ou moins proche, vous verrez qu’une fois enceinte, un tas de bonnes âmes se feront plaisir, honneur et fierté de vous raconter leur accouchement dans les moindres détails : heureux ou malheureux, bien réels ou légèrement exagérés, gores et moins gores, et ce, que vous vouliez savoir ou non d’ailleurs! Exit la magie, exit la surprise, exit la découverte et souvent, bonjour la panique!

Alors qu’à mon humble avis, il est un tas de choses extraordinaires qui doivent être partagées autour d’une grossesse, mais certaines autres doivent rester de l’ordre du mythe, du secret, de l’intime… Bien sur, si vous me posez des questions je vous raconterai autour d’une tasse de thé (beaucoup d’entre vous savent déjà, d’ailleurs!), mais pour l’heure, vous en savez déjà bien assez! =)

Est-ce que je vais continuer cette chronique, maintenant que petite L. est née et que j’ai terminé ma découverte de la magie de la grossesse? Aucune idée!

Bien sur, je pourrais écrire la chronique d’une nana qui découvre la maternité jour après jour mais Mamz’elle ayant déjà 15 jours… Le mystère reste pour l’instant entier… =)

Chronique d’une nana #bis#… L’A. 2.0

Nous voilà donc de retour à la maison… Déçus, évidemment! Peut-être un peu inquiets et désemparés aussi, stressés et en même temps (mais ça on ose le dire qu’à moitié…) contents parce que non, le 23 juin ça sonnait pas terrible à nos oreilles…

La vie reprend donc son cours normalement, en commençant la journée (à 6h du matin quand même… Pas si normal et habituel que ça non plus!) par un bon gros petit déj et un bon bain, avant d’aller terminer sa nuit, toujours au rythme de douces contractions et de mouvements de bébé…

Au réveil, rien n’a changé, les contractions sont toujours là alors on repense à ce que notre sage-femme préférée nous a dit : « c’est le mouvement qui fait bosser le col et le bassin! ». Ok! Alors provoquons le travail par le mouvement : on marche, on bouge, on mange debout se balançant sans cesse d’un pied à l’autre, on décide de passer aspirateur et serpillère à fond, au cas ou on partirait quand même pour la mat’ dans la journée… Au moins, la maison sera propre! Laborieux cela dit, parce que sans arrêt stoppée par des contractions qui, mine de rien, s’intensifient gentillement! On a l’air fine, pliée en deux au milieu du salon, accrochée au balai comme un panda à son bambou… On a d’ailleurs pas que l’allure d’un panda ; après la nuit passée, on en a aussi les jolies valisettes sous les yeux! Top glam pour les photos de famille!

Bref! On passe d’une chaise à l’autre, au canapé, au quatre pattes par terre, on retente un bain pour se détendre, parce que décidément, ça fait mal cette histoire-là… On écrirait bien une chronique J-5, parce que le temps, on l’a! Mais raconter cette journée reviendrait à dire qu’on va accoucher : bonjour la surprise!
Et puis en même temps, impossible de se concentrer! Alors on se rend compte que, quand même, on gère de moins en moins bien cette douleur lancinante au fond de nos entrailles mais « non non mon amour, c’est pas la peine de retourner à la mat’ encore, ils vont nous renvoyer! » « Si, écoute, même si je serre fort les dents, je peux encore parler pendant une contraction, c’est que c’est pas des vraies, la dame elle a dit que ça coupe le souffle! » « Non je ne vais pas accoucher à la maison, arrête de me tourner autour stp, toute façon elles ne sont absolument pas régulières… » Bref!

Jusqu’à ce que LA contraction nous jette au sol, pliée en deux et incapable d’articuler 2 mots (ça fait très spectaculaire, hein, dit comme ça!) et nous fasse écouter le charmant : « ok, dépose le chien, là je crois qu’il faut qu’on y aille! »

Il est quand même 18h30!

On reprend cette fameuse route, avec une drôle d’impression de déjà vu et une serviette sous les fesses, au cas ou on romprait la poche des eaux… Ah non hein, faudrait pas pourrir les sièges de la voiture!

Arrivés à la maternité, on prend les mêmes et on recommence : interrogatoire en règle, examen du col et monitoring, croisant les doigts pour qu’on nous dise « écoutez c’est trop tard pour la péridurale, le col est quasiment dilaté complètement et la tête engagée, c’est parti! ».

Au lieu de ça, on cherche plutôt la caméra cachée, retenant l’envie quasi irrépressible de pleurer, mêlée à une folle envie de hurler, voire de tuer (si si, la douleur (et puis les hormones qu’on ne présente plus) nous rendent un peu à cran/impulsive/susceptible/bestiale)…  » Votre col s’est effacé alors on va vous garder ici mais il n’a pas bougé par ailleurs et les contractions enregistrées cette nuit semblaient bien plus fortes que celles présentes actuellement donc c’est pas pour tout de suite… »
Pardon???!! PARDON!!? Non mais allo quoi!! Vous êtes dans mon ventre, vous là qui venez en plus de me faire souffrir le martyr pour poser une perfusion?! Cette nuit je me roulais pas par terre parce que j’avais mal donc elles sont forcément plus fortes, si si Madame, alors vérifiez peut-être la position de vos capteurs parce que même le cœur de bébé on l’entend presque pas…
Oui, on en deviendrait même violente! Sauf que tout ça c’est qu’en pensée, en fait! Dans la réalité vraie on est toute carpette muette gentillette et on la remercie simplement de bien vouloir nous croire et de nous garder ici. Et puis on se dit aussi que si après pas loin de 24h de contractions, rien n’a bougé, on est partis pour au moins… 48h!! Oh misère, satanée destinée, nous voilà transformée en tragédienne grecque fataliste que le karma a encore frappé : bien sur qu’après une grossesse de rêve, on ne pouvait pas avoir un accouchement de rêve, c’était écrit…

Bref, c’est sur cette note très théâtrale qu’on s’installe tranquillement dans notre petite chambrette aux allures de baby-boom… On visite, on fait le tour du propriétaire se disant que ces murs seront les nôtres pour les prochains jours…. Entre 2 contractions on s’approprie les lieux, on range nos affaires, on refuse gentillement le repas qu’on nous propose parce que chaque contraction nous soulève un peu plus le cœur et nous fait tourner la tête…

Il est 20h, seulement! Déjà! On ne sait plus trop bien!

On s’installe dans ce lit trop médical pour nous, on bouquine essaye de bouquiner pour se détendre et ne plus voir le temps défiler (ou pas…), on joue avec tous les boutons du lit pour trouver LA position (plus si médical que ça finalement ce lit!! Un vrai vaisseau spatial!) sauf que cette position devient juste impossible à trouver! Même le « 4 pattes » ne soulage plus, le « accroupie par terre » devient limite aussi et surtout, chaque changement de position déclenche une nouvelle contraction… Et la crise de larmes qui va avec, nous disant que non, on ne sera jamais assez forte pour supporter des contractions plus douloureuses et rapprochées que ça! Jamais on ne sera en mesure d’accoucher! On sera épuisée bien avant, et puis le bébé va en souffrir, il faudra procéder à une césarienne en urgence, on verra même pas son bébé naître, et puis toute façon on est et on a toujours été qu’une chochotte… Bref! Vous voyez le scénar catastrophe qui peut se jouer dans une tête de future jeune maman en pleine tempête!

Mais heureusement, dans une tempête, il y a toujours un phare pour nous guider, nous rassurer, nous dire que la terre est bien là, sans nous donner de notion de temps ni de distance parce que c’est impossible, mais juste nous rappeler qu’elle est là, qu’elle nous attend et nous indiquer la direction à prendre pour la rejoindre… Et ce phare, c’est le charmant et ses mains chaudes et rassurantes posées dans notre dos, juste LÀ, oui là où démarrent ces fou**** contractions! C’est aussi le charmant et ses yeux compréhensifs et réconfortants, ne portant ni jugement ni bon conseil dont on se passerait bien. C’est le charmant et ses mots rassurants… Un charmant, c’est magique et précieux, et à ce moment-là, on ne le réalise pas forçement mais avec du recul, on se dit qu’on a bien de la chance de l’avoir trouvé ce charmant…

Le téléphone finit par sonner et nous fait un instant sortir de cette folie pour nous demander de venir faire un petit contrôle en salle d’acc, histoire de voir où on en est…
Pffff à quoi bon! Toute façon rien n’aura bougé, c’est pas des contractions de travail, on va devoir refaire tout ce chemin en arrière, passer une nouvelle nuit sans dormir, pire que la première, etc…
À la fois résignée, déprimée, fatiguée, énervée, désemparée et stoppée par 3 contractions qui nous mettent à 4 pattes au milieu du couloir (mais attention!! Surtout pas devant les fenêtres!! Faut pas que mes collègues me voient et se doutent de quelque chose… Oui, un sens des priorités à toute épreuve!!), on finit par retrouver les sages-femmes de nuit pour un nouvel examen…

Et là le miracle se produit :  » vous avez super bien bossé! Vous avez fait la moitié du chemin, on peut vous poser la péridurale! »

Il était 22h, c’était il y a 2 semaines, pile poil!

Chronique d’une nana #bis#… L’A.

« oui, je crois qu’il faut qu’on aille à la maternité…! =) »

C’est sur ces mots qu’on prend alors cette route si familière au milieu de la nuit… À la fois excités, à la fois intrigués, un peu effrayés peut-être aussi, impatients, heureux mais surtout dans un état second! Le silence est rarement rompu, sauf pour se dire « tu te rends compte qu’aujourd’hui on va devenir parents!? »… (Ou « oh la vache ça fait de plus en plus mal » ou encore « les bosses et les contractions c’est décidément que du bonheur ». Mais c’est vachement moins romantiiiiiiiqueeeeuuuuh!!!)

On arrive alors enfin au guichet des urgences et là, bizarrement, on a même pas besoin de préciser pourquoi on vient…
Si notre bidon ne nous faisait pas tant souffrir, on serait sûrement d’humeur à faire de l’ironie et à dire que nonon, on ne veut pas monter en salle d’acc mais simplement quelque chose contre l’aérophagie mais là pour le coup, on se contente simplement de bredouiller un merci accompagné d’un sourire niais de future jeune maman trop contente de monter en salle d’accouchement pour mettre son bébé au monde cette nuit (en plus, on a même pas rompu la poche des eaux donc on est pas toute dégoulinante et suivie à la trace et on a même pas la démarche typique de la femme enceinte mega rondouillarde… Vous savez cette démarche de culbuto, les jambes écartées, le dos cambré et les mains sur les hanches là!)!

Par contre, arrivés aux portes de la si mystérieuse salle des naissance, un interphone nous demande cette fois  » oui salle des naissances? C’est pour quoi? »… Un menu best of bigmac avec frites et coca s’il vous plait! Nan mais allo quoi! Si je sonne en salle des naissances à 4h du matin c’est pour accoucher, non?!
Ça, c’est ce qu’on avait envie de répondre et qu’on a pensé très très fort! Mais juste pensé! Au lieu de ça, on bidouille quelque chose qui ressemble à « mille excuses de vous demander pardon d’être désolée de vous déranger à cette heure-là mais j’ai des contractions toutes les 5 minutes depuis 2h alors il se pourrait potentiellement que je vienne vous voir pour accoucher! ».

C’est tout fébriles et excités qu’on est donc installés en salle d’examen pour faire un petit monito, un premier examen du col (et ce n’est que le premier… Je vous avais dit que notre intimité ne porte plus du tout son nom et se transforme en périphérique parisien aux heures de pointe!) et tout et tout…

Après une demie heure à guetter les chiffres et les courbes, à essayer d’enregistrer des records en terme de contractions, à faire des plans sur la comète, à espérer, à attendre, à douter, à se questionner, à gentillement se tordre de douleur, on nous annonce que tout va très bien pour bébé et nous mais que ce fameux col n’a absolument pas bougé pour l’instant. Peut-être même que ce ne sont pas des contractions de travail et qu’elles vont cesser d’ici quelques heures…

Il ne nous reste donc qu’à rentrer chez nous, avaler des p’tites pilules roses et prendre des bains pour se détendre…

VDM, ce ne sera pas pour aujourd’hui! Et dire qu’on préférait que le travail commence par des contractions plutôt que par une rupture de la poche des eaux, de peur que ça se fasse au mauvais endroit au mauvais moment… Mauvaise idée!!

Chronique d’une nana #bis#… J+6

C’était il y a une semaine… Une semaine seulement diront certains, une semaine déjà dirons-nous!

Bon nombre d’entre vous ont été très perspicaces… Il manquait un J-5 à la chronique! Est ce que ça laissait présager un heureux événement?! Oooooh oui! Mais ça, on ne le savait pas encore…

Le dernier épisode laissait souffler un gros vent une tempête de nostalgie et de mélancolie… Une soirée de pleurs, de cris, de questions en tous genres auxquelles on a finalement jamais trouvé de réponses…

Ou si, avec une semaine de recul, une peut-être : les hormones!!!

Quand 2h après ladite crise de larmes on se fait réveiller par un truc bizarre qui nous prend par le dos et nous vrille doucement le bidon, on ne sait pas trop trop bien ce que c’est sur le coup… Un truc du repas du jour qu’est pas passé? Une crampe de bide comme on peut souvent en avoir? Une envie de pipi (encore!!?)?!
Et puis ça revient, quelques minutes plus tard, et puis encore… Jusqu’à ce que ce petit truc que c’est ça qu’on doit appeler instinct fasse tilt dans notre petite tête… Des contractions!!
(Oui bah quand on en a jamais eues, on sait pas trop trop hein… Y’a pas un gros truc rouge, fluo, clignotant qui s’allume pour dire : « attention, je suis une contraction, tu vas accoucher! ».)

Alors qu’on essaye de se rendormir, se disant que les douleurs de règles, c’est bien pire donc ça peut pas être ce qu’on croit (et puis accessoirement 2h avant on était pas prête alors pourquoi le serait-on maintenant?!), on est quand même régulièrement gênée… Et qui dit régulièrement dit douce valse avec le réveil, pour voir un peu combien de temps passe entre chaque aïe!
7minutes… Tiens, plus que 6! 5 maintenant… Ça va durer 2h30 comme ça, à s’écouter, à tâtonner, à espérer, à faire des plans sur la comète… À baliser un peu aussi!

Jusqu’à ce qu’on décide (ou que ce fameux truc appelé instinct nous le dise) que oui, c’est ça! Une petite douche s’impose, pour se rafraîchir et retrouver un peu nos esprits, avant de réveiller le charmant et lui annoncer la nouvelle…

Ah non! On aura pas ce privilège! Vient une petite voix de l’autre côté du rideau qui demande timidement « ça va?! C’est ce que je crois?! ».
Si on était pas dans un état totalement second, à la limite de la panique, de l’euphorie, du malaise, de l’hystérie ou de la crise de larme, on balancerait un pauvre : « non c’est juste qu’il est 3h du mat’ et j’avais envie de me rafraîchir! ». Sauf que là, la seule chose qu’on peut articuler au son de cette voix qu’on aime tant et à la vue de ce sourire d’enfant qu’on adore c’est un simple :

« oui, je crois qu’il faut qu’on aille à la maternité…! =) »

Chronique d’une nana #bis#… J-6

Vous vous rappelez de ces dimanches d’avant rentrée?!

Vous savez, ces dimanches qui ont un goût si particulier parce que c’est le dernier jour des vacances… Que souvent d’ailleurs, allez savoir pourquoi, c’est une longue et chouette journée en famille, passée à rire, à jouer, à manger, à recevoir des cadeaux peut-être ou à voir des gens qu’on adore mais qu’on voit pas souvent, sans s’apercevoir que le temps nous glisse entre les doigts et défile à toute vitesse…
Et que d’un coup, sans avoir rien vu venir, il est 20h ou plus et donc temps de tous se quitter et d’aller vite vite se coucher parce que demain, il y a de nouveau école…

Nous vient alors ce goût amer , ce fameux « cafard du dimanche soir », une pointe de tristesse et de nostalgie au fond de la gorge, assortie d’une boule à l’estomac avec l’irrépressible envie de verser quelques larmes, sans trop savoir pourquoi…
Parce que cette journée est déjà finie? Mais en même temps elle n’avait rien d’extraordinaire, rien d’unique et il y en aura bien d’autres!
Parce que l’école reprend demain?! Oui, peut-être. Mais là encore, ce n’est ni la première, ni la dernière rentrée qu’on vit…
Parce que c’était trop bien, qu’on se sentait en vie, bien dans l’instant, heureux et serein et qu’on ne sait pas de quoi demain sera fait? Peut-être aussi, oui…

On ne saura sans doute finalement jamais d’où vient ce blues, mais on sait qu’il nous prend de temps en temps aux tripes sans crier gard et qu’il nous laisse toujours avec ce goût amer et cette irrésistible envie de pleurer…

Eh bien ce dimanche soir, à J-6 du D-Day, a exactement le même goût que ces dimanches de mes souvenirs…

Une magnifique journée ensoleillée, passée avec les gens qu’on aime, à rire, à se moquer un peu, à évoquer des souvenirs, à médire un peu aussi, à manger, à s’tremper les pieds dans l’eau avant qu’éclate une bataille d’eau, à jouer regarder les mecs jouer au croquet, à papoter chiffons mais aussi de tout, beaucoup de rien, et bien sur, de l’heureux événement qui approche…
Quand soudain sonne 20h30 au clocher, sans qu’on ait vu passer la journée… Vient alors le temps des « au-revoir, à la prochaine », qui sonnent presque comme des adieux et nous plongent alors dans cette profonde mélancolie du dimanche soir parce que oui, la prochaine fois qu’on se verra, nous serons 3…

On réalise alors à quel point c’est imminent, à quel point on ne sait pas à quoi s’attendre et que plus on s’approche de cette échéance et – est-ce par peur, par instinct, par pas envie ou par effet hormone – moins on se sent préparée à vivre tout ça… Ou justement, à ne plus vivre tout ça!
On en arrive même à se demander si on sera une bonne maman… Comment l’être alors qu’on doit bien être la seule personne au monde à ne pas être impatiente et à ne pas se réjouir encore de la venue de notre petite graine d’amour au monde… Pourtant, tout est prêt, dans les moindres détails! (Oui bon, sauf la mère et ça, c’est pas juste un détail, on est d’accord…)

Et puis dans le chaos des émotions et des chuineries, on réfléchit un peu, on se pose des questions beaucoup, on essaye de prendre du recul et on finit par se dire que c’est peut-être simplement une phase, normale, un p’tit peu comme si on devait faire le deuil de ce joli bidon qu’on aime tant et de tout ce qu’on a vécu avec lui…

Il y a eu le déni du temps qui passe et de la date qui approche à grands pas… Suivi d’une espèce de colère sourde et non-identifiée d’entendre tout le monde se réjouir et sembler ne pas comprendre que nous, on est pas prête…

Et puis vient le tour de la tristesse, du doute et des larmichettes du dimanche soir… Qui sont peut-être finalement, simplement, un nouveau pas vers la préparation et l’acceptation de cet heureux événement imminent…

Bon ben, à J-6, y a pas à dire, il serait temps!